Réunion à la D.S.C.R : L’UNIDEC claque la porte !
Alors que nous étions conviés pour une réunion de travail sur la convention Permis à un euro/jour, nous avons appris qu’une circulaire de la D.S.C.R. supprimait purement et simplement les places d’examen supplémentaires.
Décision prise sans la moindre information, ni concertation avec les organisations professionnelles.
Doit-on rappeler que les places d’examen supplémentaires (mesure n°1 de la réforme annoncée par le 1er Ministre) auraient du être de 120 000 en 2009 (alors qu’à peine 50 000 ont été distribuées, bien souvent dans de mauvaises conditions) et que 250 000 autres places devaient être déployées de 2010 à 2012 !
Doit-on également rappeler ce qui est écrit page 7 du projet de réforme ? “Dans l’attente des effets pleins et entiers de la réforme du permis de conduire, il est nécessaire de réduire immédiatement les retards accumulés (200 000 passages d’examen en attente) puis prévenir la formation de nouveaux retards”
Dans les semaines qui viennent, les 1300 inspecteurs seront en formation pendant 03 jours sur le nouveau CEPC “bilan des compétences” , formation bien légitime au demeurant mais avec pour conséquence, la perte d’au moins 45 000 places d’examen.
Si on ajoute qu’une autre circulaire fait également état que les IPCSR pourront examiner 1 ou 2 candidats en moins par semaine et que, pour les examens ETG, il sera possible de n’accueillir que 35 candidats par séance !
Il résulte de ces 2 circulaires un nombre d’examen en moins sur 2010 de 150 000 !
L’administration nous répond que cela est compensé par les 35 nouveaux IPCSR !
Or cette compensation présentant dans le meilleur des cas que 80 000 places, la perte sera d’au moins 70 000 places !
Si on ajoute que les examens annulés par le fait de l’administration (exemple grève du service des examens du permis de conduire) sont toujours purement et simplement annulés sans possibilité de les récupérer (perte sèche)….
Stop ça suffit ! Ce n’est plus acceptable !
En prenant la décision de supprimer les places supplémentaires, les pouvoirs publics renoncent à leurs engagements et bafouent le pacte de transparence et de confiance avec les professionnels.
L’UNIDEC, et toutes les organisations syndicales patronales et salariales présentes, ont décidé de “claquer la porte” et de ne plus participer aux réunions de travail.
Seule, l’UNIC a refusé de s’associer à ce mouvement unitaire de la profession !
Comprenne qui pourra ! ! !
